Compte –rendu de la réunion « Sophrologie et entreprise » du 17 janvier 2010
Des personnes ont partagé leurs expériences de sophrologie en milieu de travail. Ces témoignages ont été suivis de débats dont voici les principaux points :
LES EXPERIENCES RELATEES, LES REFLEXIONS QU’ELLES AMENENT :
Les salariés ont besoin d’un espace de parole, (parler du stress, de l’angoisse…) : Dans un groupe qui fonctionne une fois par mois, pendant 2 heures. Choix d’un sujet un mois à l’avance. Petit PowerPoint tout simple sur le sujet. L’éclairage permet un ressenti différent dans la séance qui suit : Risque d’induction en parlant avant l’entraînement d’un sujet ?
Travail sur dossier de presse : Importance de synthétiser, de simplifier.
Intervention en entreprise, 2 années consécutives, dans le cadre d’un plan prévention suite à l’évaluation des risques. Sur 10 séances, sur la base du volontariat : Prestation offerte, mais pas sur le temps de travail. Expérience non reconduite du fait de la sophrologue par crainte d’être caution d’un « cadeau » fait aux salariés par une direction qui lui fasse faire l’économie du regard sur l’organisation du travail à la maille collective.
La sophrologie en entreprise a le vent en poupe dans un contexte de recherche de « Qualité de vie au travail » où on encourage des bonnes pratiques qui permettent un bien-être, ou un mieux-être au travail. X rêve d’un cursus avec entraînement suivi d’un réel espace de parole référé à des critères éthiques : Les gens ont vraiment besoin de parler, de parler de leur travail. La compétence et le positionnement du sophrologue sont fondamentaux : Ne rien cautionner, ne pas être subversif… Il SUFFIT d’être sophrologue et de laisser émerger le phénomène dans une phénodescription et une analyse vivantielle rigoureuses. Cette technique objective est une chance pour les personnes.
Puissance +++ de la phéno-description pour une personne dans son rapport avec elle-même, dans la dimension du partage, par l’analyse vivantielle.
Débat sur l’apport personnel/collectif de l’entraînement :
• « Personnellement, je suis montée en pression dans le travail… J’ai changé mon regard, j’ai augmenté ma capacité d’être sereine» ; grandir en individualité prendre mieux sa place dans le groupe ; ça permet de se retrouver avec tous un corps, tous du stress et dans la phéno, apprendre à changer le stress, apprendre que le stress peut être utile…
• Une autre personne dit : « J’ai connu la non-reconnaissance » et souligne l’importance du respect, que tous aillent dans le même sens mais chacun gardant sa place…
• Importance d e l’individualité : Il y a des entreprises broyeuses, il faut donner aux individus la possibilité de se rééquilibrer, et de pouvoir supporter plus facilement les souffrances.
• J’ai découvert la sophro pour moi, pour me faire du bien à moi… et puis, à l’école, je découvre le groupe…
Les groupes de parole à X ne marchent pas, c’est un flop ! Passer par l’entraînement, parler après l’entraînement… Il y a de la diversité dans les propositions : une art-thérapeute, un groupe de gestion des conflits qui marche bien, de la sophro…
Les entreprises sont interpellées sur la question du stress parfois reconnu comme accident du travail, avec enquête de la CPAM, et la question : « Qu’avez-vous fait ? ». Savoir que les entreprises doivent légalement depuis novembre 2001 faire une évaluation de leurs risques, dont les risques psychosociaux, et le stress, et qu’elles doivent rendre compte de ce qu’elle ont mis en place pour maîtriser les risques ainsi répertoriés. Des patrons disent : « La sophrologie, on ne connaît pas, on doit maîtriser les risques, le reste on s’en fout…
Un chef d’entreprise sophrologue : « Des jeunes en difficulté trouvent dans l’entreprise quelque chose qui les passionne. Avec moi, ils parlent beaucoup. Ils se construisent. Ce jeune qui crie beaucoup a en fait besoin d’avoir sa place. Besoin d’aimer ce qu’on fait, d’une cohésion, de savoir qu’on va tous dans le même sens, de reconnaissance. Importance de l’identité de sophrologue, non jugeante, accueillante. Expérience de groupéité, de reconnaissance humaine.
SUR LES PROTOCOLES, LES MANIERES DE FAIRE :
• Trame de protocole sur 10 séances, oui, mais adaptabilité et liberté du sophrologue en fonction du phénomène qui apparaît en début de séance.
• Les rythmes des personnes sont différents au fil de l’entraînement.
• Groupe ouvert, ou fermé, question de l’assiduité. Comment s’adapter ?
• Faut-il faire une séance d’essai (info/découverte) pour que les personnes sachent de quoi il s’agit ? Cela permet la création de l’alliance. L’engagement est libre.
• Comment faire une séance d’information aux salariés, aux directions, avec un PowerPoint commun ? Réfléchir ensemble à ce qu’il nous paraît important de donner dans une présentation de 30 minutes, suivie de 30 minutes de pratique. Savoir annoncer le cadre, nos limites.
• Bien expliquer au chef d’établissement et faire confiance à la méthode : »Avec cet outil, je pense faire baisser le niveau de stress de votre entité… D’abord entrer en entreprise, c’est à nous de faire bien notre boulot, et que les gens grandissent en responsabilité.
• La question du stress comme porte d’entrée.
• Le chef d’entreprise va demander : « Qu’est-ce que ça apporte à mon entreprise ? » De la cohésion, de la communication, de la compréhension interpersonnelle, du lien, du respect, de la tolérance, des salariés mieux dans leur corps, une rentabilité accrue…
• Partir du besoin de l’entreprise : Qu’est-ce que notre groupe de travail peut apporter à l’entreprise ? 1 séance, un espace de parole.
• Il y a un besoin, ok. Quel effort on veut bien fournir, quelle est l’intentionnalité des demandeurs, des salariés ?
• Quels critères d’évaluation, phénoménologiques ? Attention à ne pas reproduire les critères de l‘entreprise.
• Dans la RDC1, on est sur soi-même : Quel nombre de séances, quels protocoles pour aller vers les autres, s’ouvrir ou se rouvrir au monde ?
• Savoir expliquer comment on va dans une relation gagnant/gagnant
POUR LA PROCHAINE FOIS (Samedi 27 février, de 9H30 à 11H30) :
Apporter les présentations de la sophrologie dont nous disposons, en fonction de l’interlocuteur, du milieu spécifique…
Projet de cahier des charges : Ce que la sophrologie peut apporter aux entreprises.
Question des bilans/évaluations.
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