Mardi 5 avril 2011
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20:03
Véronique a voulu partager avec nous sa Phénodescription de la marche du 4ème degré, merci Véronique pour ton
authenticité, pour moi cela a beaucoup plus de valeurs que tous les diaporamas.
Bonjour Michèle,
Nous sommes le samedi 5/03/2011 il est 9h50.
Et je suis tellement fière de moi que je ne peux m'empêcher de partager ma Phénodescription de la RDC 4 que
je viens d'effectuer seule...comme une grande !
Tu peux me croire me lever si tôt un samedi matin pour effectuer une pratique telle que la RDC 4 entière
n'est vraiment pas dans mes habitudes.
Je suis fière de constater la force de mon intention qui m'a animée ce matin !!
Et oui, la RDC 4 n'est pas une pratique que l'on peut faire en pyjama, faut s'apprêter un minimum pour
sortir pour la marche Phronique.
Je te résume donc ma vivance :
Lors de la pratique les yeux fermés voici les valeurs qui me sont apparues, je n'ai pas cherché à les
classifier : individualité, famille, travail, et une valeur que je nommerai de conscience universelle.
Voici ce que j'ai vu lors de la marche :
J’ai vu les saisons, plus précisément l'intersaison hiver-printemps, les cerisiers qui commencent à fleurir,
des petites fleurs roses et blanches.
J'ai vu la famille en regardant les maisons de mon quartier, maisons calmes en ce samedi matin.
J'ai vu le travail, le travail effectué par ces gens pour acheter ces maisons et y construire leur
famille.
J'ai vu le repos du weekend bien mérité en famille, le calme, les petits déjeuners
J'ai vu l'éducation en passant devant trois écoles.
J'ai vu la religion en passant le long d'une église.
J’ai vu l'humain en passant devant un théâtre, cet endroit où l'on caricature la vie.
J'ai vu les cloisonnements tantôt par des grillages, des grilles métalliques, des haies de sapin ou de
thuyas, des murs, la séparation des biens & des espaces.
J'ai vu un énorme sapin vert foncé, puis un énorme peuplier "pleureur" vert clair et les oiseaux voler,
chanter.
J'ai mis ma capuche car il faisait très froid, les voitures étaient encore gelées.
Je me suis vue au milieu de tout ça.
Moi - Individu - différente.
Je fais partie de ça.
De la société, de la nature et de son rythme.
Ma marche était calme, ni lente ni rapide, calme.
À la fin de ma Phénodescription j'ai pris conscience de l'importance de l'écrire. Car c'est en l'écrivant que
je prenais conscience de la vivance de ses dernières lignes.
Je prenais conscience de mon appartenance à ce monde en tant de Moi.
Moi, les Autres, le Monde.
J'ai vécu cette pratique comme si c'était la première fois, ce n'était pas difficile, cela faisait si
longtemps que je ne l'avais pas pratiquée.
Et je m'aperçois que la vivance même si différente me ramène toujours au même constat.
Voilà, il est 10h10, et je vais maintenant retourner à ma quotidienneté.
J'attache dans cet email une photo prise lors de ma marche.
À bientôt.
Véronique.
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