Lundi 3 octobre 2011
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Yann exprime dans sa Phénodescription, ce bonheur partagé par tous.
CAMBRAI
Rencontre vivantielle du samedi 1er octobre 2011
Ecole de sophrologie Caycedienne de Lille
Je viens de passer une journée très enrichissante sur le plan vivantielle, phroniquement et sophroniquement.
Le plaisir d’être là avec cet honneur qui m’est accordé d’être accueilli une nouvelle fois dans notre groupéité. Cet honneur que je me suis aussi accordé.
D’emblée, les mots de Michèle me permettent de me sentir en présence de bons et beaux sentiments :
respect, égalité, humilité. Une nouvelle évolution positive dans la diffusion de notre méthode m’apparaît davantage possible et déjà bien réelle. Notre groupéité, forte de sa valeur de
responsabilité vécue et partagée pourra y contribuer dans l’alliance.
Ma propre valeur existentielle de responsabilité gicle à l’écoute d’un extrait de la lettre du Pr. Caycedo.
Je suis sophrologue avant tout dans l’art et la manière d’être « caycédiennement » présent à moi-même, aux autres et au monde. Je sais que je suis dans une vivance qui me permet
d’exister plus positivement et sereinement même dans des moments où ma conscience souffre. Dans ma quotidienneté, grâce à mon intentionnalité (celle qui m’habite depuis mes premiers pas dans
notre école), grâce à la méthode et l’entrainement, mes capacités et valeurs se transportent naturellement dans mon nouveau projet de présence au monde, me libérant et me responsabilisant.
Voici venu le moment de l’entrainement. Quasi instantanément je contemple ma contemplation dans ce corps que
j’habite, tiède et enveloppé par une peau qui me semble très épaisse et souple à la fois. La VIPHI en direction de la peau m’amène à vivre la présence de mes tissus épithéliaux au travers
de la forme et de la présence de mon appareil digestif qui en est tapissé. A chaque activation de la respiration, mon corps tout entier me semble augmenter de volume. RDC1 - 4ème
système, à l’inspiration, tête en arrière j’ai une impression d’expansion et d’ouverture de ma vivance vers l’extérieur, comme une projection existentielle dans le monde qui m’entoure. Tête vers
le bas, je me recentre un peu plus sur mon intériorité et renforce mon ancrage dans le sol. Impression globale que la vie joue dans mon corps et que je peux aussi jouer avec elle.
Au moment de la Sophro Analyse vivantielle qui m’est offerte par la groupéité, je suis transi par des
frissons et de la fraîcheur. Je constate beaucoup de similitudes dans les vivances décrites. Serait-ce encore un signe de l’universalité ?
Lors du repas de midi, je suis sensible au soin porté pour nous accueillir. Je remarque le bon goût simple de
la décoration et celui qui se répand délicatement dans ma bouche à l’image de la qualité des plats préparés. Je note une forte intentionnalité respectueuse et serviable au moment du service
discret, courtois, simple sans être simpliste et très amical. Peut-être là, j’y trouve une trace de la conscience sophronique de notre hôtesse. Nous avons aussi la chance d’échanger, riches de
nos divergences et convergences qui nourrissent mes réflexions et développent ma capacité de non jugement. Quel bonheur d’avoir à ce point mis en réduction mon égo. Il est toujours là, mais j’ai
beaucoup de mal à le percevoir et j’ai bien envie que cela dure. Il m’est bon de me sentir de plus en plus libre de moi-même.
L’entrainement de l’après-midi (Sophro Tridimension Interne des valeurs de mon historicité comme Sophrologue
Caycédien) a encore une fois réveillé et percuté ma valeur de responsabilité. Plus précisément, cela a réveillé ma responsabilité quant à mon projet évolutif d’une nouvelle présence à moi-même,
les autres et le monde.
Les témoignages livrés lors du travail de groupe autour des commissions, reflètent bien nos évolutions
respectives. Globalement, il m’est apparu que nous étions tous plus apaisés que par le passé lors de rencontres « similaires ». L’entrainement porte ses fruits ! Je me suis senti à
égalité, avec chacun, certainement pas plus sophrologue que les nouveaux élèves qui n’ont eu qu’une journée de formation. Nous avons évoqué les supervisions et le fait que j’étais d’accord pour y
participer. Je vis alors un éclairage subtil : je me sens avant tout dans l’envie d’une intervision, moi-même élève des élèves même si j’accepte et reconnaît d’assumer la responsabilité de
la supervision.
Ce soir, je me sens en paix, le corps très fatigué de la chaleur supportée ce jour et l’esprit saturé par les
« bruits » de nos discussions. Chez moi, j’apprécie et j’écoute le silence interne et externe. Je me dis merci pour le soin que je m’accorde.
En conclusion, je me renforce de plus en plus de ma valeur existentielle de responsabilité. Je suis conforté
dans l’adaptabilité de la méthode que je mets systématiquement en place. Je me sens dans le vrai.
PS : l’année dernière j’avais décidé de ne pas assister
à la réunion de Cambrai et j’intégre le fait que j’avais pris une bonne décision. Depuis, ce me fut un temps de pause contemplative nécessaire et très utile pour retrouver la groupéité comme si
c’était la première fois.
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